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Cinquième chronique Cinquième chronique Cinquième chronique Cinquième chronique

Planète Amaranthes...



La Liberté...

C'est quoi ?

Pouvoir agir sans rencontrer un barrage.


Non ! Ce n'est pas la Liberté, car votre agir vous place dans une orientation qui vous lie
même si vous ne rencontrez pas de barrage.

Mon action peut aller en tous sens !

Effectivement, mais votre action a une finalité... et cherche un effet.
Et même si vous êtes sattvique, il y a un module, un outil, un moyen qui fait votre action,
ne serait-ce que votre propre corps
dont la fatigabilité va vous limiter.

Tout ce qui paraît vous aider, en fait, vous endigue.


Pour le Vivant, quel qu'il soit, mais avec excellence pour l'humain,
l'existence
est un placement sur une scène après avoir été le spectateur de cette scène.

En tant que spectateur, c'est comme si on jetait une éponge dans une bassine d'eau.
Et une fois sur scène, c'est tout l'ensemble de la scène, décors compris, qui se met à agir
comme si le vivant devenait le point focal de la scène.

En fait, c'est un peu différent...

Quand vous vous réveillez le matin, votre éveil est fait de quoi ?
Curieusement, vous vous sentez aspiré par des tas d'êtres que vous aimez ou que vous détestez,
par des tas d'histoires commencées et qu'il faut continuer...
par des tas de situations qu'il va falloir subir, transformer ou affronter...,
des tas de choses, de machines, d'outils qui attendent votre main...,
par des tas d'obligations, engagements et tâches à accomplir...
quand ce ne sont pas des dettes, des ordres, des devoirs... etc.

En vérité vous vous rendez compte que vous êtes faits des pierres de votre maison,
des circuits de votre chauffage, de votre électricité,
des murs, des fenêtres, de tous les agencements, des escaliers, des porches, des portails, des chemins, des pelouses, des arbres plantés... etc.
Et lorsque vous sortez du lit et que vous allez à votre véranda ou sur le perron de votre maison,
vous vous rendez compte que vous êtes alors fait de millions de choses et d'êtres qui vous entourent
et qu'il vous suffit de faire quelques pas pour que ce million soit autant multiplié...

Est-ce que vous-même êtes fait de tout cela ?
Ne seriez-vous que la somme de tout cela ?

Vrai que nous sommes des êtres contemplatifs dans le fond.
Voir, toucher, entendre, sentir, savourer...
Toute une rencontre de sensations qui construisent votre représentation de ce que vous allez vite estimer comme quelque chose de super-solide.
Soleil, Lune, Vénus, Jupiter, Saturne, Beltégeuse, notre planète Terre, ses vents, ses pluies, ses nuages, ses montagnes, ses vallées, ses champs,
votre jardin, votre village, votre maison... etc.
"Votre réel" !

Mais est-ce que l'éponge n'est finalement que l'eau qu'elle a ingurgitée ?

Nous sommes de sacrés êtres ou de sacrées machines bio-mécaniques entièrement conçues pour la Représentativité...
Et finalement, au plus simplificateur de cette représentativité, les gens sont leur voiture,
sont leur costume,
sont leur compte en banque,
sont leur propriété...,
parfois leur bicyclette ou leur planche à voile quand ce n'est pas leurs Quads ou leurs montgolfières...
Et peut-être, parfois, ne sont-ils que leur fusil ou leur revolver...
Certains ne sont que leur site-Web...
D'autres ne sont que leur journal... ou leur parti... ou leur curé... ou leurs chiens, leurs chats...

Serions-nous des navires de l'Océan des Temps..., arrimés de toutes parts, de tous côtés
et complètement ficelés
.

Où est notre liberté dans un tel monde réduit à la représentativité ?
Et nos actions qui dépendent très exactement de notre manière de résoudre le puzzle de toutes nos représentations
ne sont en fait que le produit de tout ce qui nous arrime...
Et l'action la plus fantaisiste, la plus insouciante, la plus fantasque qui se dit dans un caprice
n'est jamais qu'un produit de tout cela...
comme l'est l'action la plus raisonnée ou la plus raisonnable...

Dès que vous quittez votre sommeil profond, celui où il n'y a aucun rêve,
alors l'eau se met à entrer dans l'éponge
qui se met à prendre un volume considérable.
Et vous voilà rempli du Monde !

Mais vous ? Où êtes-vous ?

Si vous ne pouvez pas répondre à cela, alors, il vaut mieux vous remettre dans votre lit et retrouver votre sommeil.










En fait, l'éponge n'est vraiment éponge que lorsqu'elle se vide de son eau.
Pas question qu'elle devienne sèche, non ! Ce serait sa mort !
Encore humide et il faut qu'elle le reste, mais qu'elle soit vide...

Et voici qu'elle est vraiment... quant à elle. Et rien que quant à elle.
Elle n'a plus rien à porter, plus rien à devoir se remplir, plus rien à compter, plus rien à empiler, plus rien à emmagasiner...
Elle est délivrée de tout, elle est libre.

***




Le Vide


Epousons ce mouvement :



qui balaie, puis concentre...



et enfin, nettoie et élimine :



En évitant autant qu'on peut le tantrisme bouddhiste :



Qui n'est que cela :



quand ce n'est pas rien que ceci :



Ce qui vous réduirait à ce monument de l'infime :



Rien qu'une écorce tournant autour du vide.


Et en réalité, vous seriez pris par ce qui fait le Dragon :



Dagon ? Dites-vous ?... Qui sait ?

Aussi, sortez de ces murailles d'entrailles étouffantes :



qui ne vous donnent rien qu'un Vide en tranches de nullité :



ou ce Vide en morceaux écrasés :



***

Préférez les ailes de la mer de l'infini :



Et suivez alors ce chemin qui mène au Centre :



Par où vous vous découvrirez peut-être comme ceci,
en comprenant bien que vous avez affaire à votre propre cœur, le vrai,
celui qui n'est plus attaché à rien, plus dépendant de quoi que ce soit.




Un cœur dont la lumière vous rend comme cela :



Libre ! Libre et divin !



Attention, toutefois ! Ne croyez pas qu'il vous suffit
d'adhérer à la Méditation Transcendentale
ou de vous inscrire à la Voie Infinie...
ou à toute sorte d'officine du même genre.



Le Bouddha ne vous apportera rien
sauf un style qui vous conditionnera
et vous fera glisser vers les champs des adeptes
pour la joie des prédateurs.

Il n'y a pas besoin d'être initié pour pratiquer cela,
normalement, votre être y vient par lui-même.
Qui plus est, c'est votre corps, lassé de tout ce que vous lui imposez qui vous y invitera.

Moi, quand je me réveille le matin
et que je me sens assailli par tout ce que j'ai à faire
au point que tout semble m'aspirer en devenant ce que les autres aiment voir en moi
mais qui n'est que la prison de moi.
Je me réveille et voilà que je suis déjà réduit à une boîte de conserve,
haricot bien cuit à la sauce du conventionnel !

Soit je sors du lit et me range comme un bon petit soldat,
soit, je refuse.

Moi, je refuse.
Et ma méthode est simple :

Je pose l'extrémité de mon doigt à sept largeurs de pouce au-dessus du bord supérieur du cuir chevelu,
au milieu de la ligne unissant l'axe des oreilles.
Nous avons là le sommet de la tête.
C'est le point BaiHui des acupuncteurs qui veut dire : "Les Cent Réunions".
Réunions de quoi ?
De tous les méridiens de votre univers-corps-esprit.
C'est le point DM 20 (pour Du Maï)
ou 20 VG (pour Vaisseau Gouverneur).

Je masse ou j'appuie fort comme si je voulais traverser le crâne...

Ce point ?
C'est là où se regroupent toutes nos forces et nos capacités intellectuelles.
C'est de là qu'on peut faire le Tri et aussi toute vraie Synthèse.

On dit qu'ici, nous sommes au niveau de la Trinité, c'est-à-dire : de notre divinité.
C'est le point de notre quintessence, donc le point nodal ou cardinal de l'essentiel de soi et du meilleur
pour la reprise en main de soi et donc de notre liberté.

Avec lui, on se lave de tout.
Plus rien ne nous affecte.
On se délivre de toutes les futilités de la vie...

C'est là qu'on refait ses propres structures si jamais le monde et les gens... nous les ont enlevées.
On s'échappe du quotidien
pour pouvoir l'affronter sans en être l'esclave.

Sur ce point, on peut se dégager de tout le phénoménal et nous ouvrir à d'autres densités de l'existence.
Notamment au Sattvique qu'on va pouvoir enfin assumer.

On peut même, si on est assidu dans le travail, retrouver contact avec des morts qui nous sont chers...
(C'est rien qu'une question de densité.)

Et le meilleur de ce point c'est que c'est avec lui que je peux me délivrer de mon orgueil,
ce qui est le mur le plus colossal qui est en nous.
C'est exactement la chape de béton qui enferme notre cœur.


Le travail sur ce point nous permet une certaine concentration
qui ouvre ensuite à une délivrance.

Il faut que pendant ce temps et même après, on s'astreigne à ne vivre aucune représentation, aucune pensée.
On apprend à chasser tout cela.
Et avec le Temps cela devient aisé.
Plus rien ne nous aspire, plus rien ne nous contraint.

Ne recherchez aucune visualisation de quoi que ce soit.
Seul le Vide vous donne votre liberté et votre vraie identité.
Cosmiquement, cela vous place au Centre de l'Univers dans l'Unité Universelle
et en qualité d'Amour Universel.

C'est le point qui ne vous permet plus d'être prédateur.
..
mais aussi celui qui ne vous permet plus d'être serviteur.
Vous êtes libre.

Et la Vie étant la Vie et l'éponge demeurant l'éponge,
veillez ensuite à ne vous remplir que d'arbres, de forêts, de rivières pleines de charme, de lacs splendides, de mers en grande splendeur,
de chemins que vous ferez, de fleurs, de plantes, de fruits, de pierres extraordinaires
et de tout ce qui peut entrer vraiment comme amitié.

Ainsi, vous demeurerez libre.




Prochaine chronique :

Plutôt mourir que d'entrer dans l'inégalité !









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La Fleur des Amaranthes :
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